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Accord d’intéressement : optez pour des critères qui font sens dans votre TPE-PME

La mise en place d’un accord d’intéressement permet aux TPE-PME de mieux cibler les objectifs qu’elles souhaitent valoriser. Il peut s’agir d’objectifs quantitatifs ou qualitatifs. L’intéressement permet d’adapter les primes à l’activité et à la culture de chaque entreprise. Découvrez ci-dessous des informations sur la mise en place d’un accord d’intéressement, les critères et les calculs de la prime à verser aux employés.

L'intéressement pour ses propres objectifs

Qu’est-ce qu’un accord d’intéressement, quels sont les critères pour le mettre en place ? 

Un accord d’intéressement peut être mis en place dans les TPE-PME et dans tout type d’entreprise. Lorsque l’accord est passé, les employés se voient associés aux performances réalisées par l’entreprise. Dans les PME et TPE (moins de 250 salariés), les chefs d’entreprise ont la possibilité de bénéficier également de la prime d’intéressement

Un accord d’intéressement est conclu pour une durée de trois ans. Pour être mis en place, cet accord doit être basé sur l’un des deux critères suivants :

  • L’intéressement aux résultats de l’entreprise : la prime versée aux employés est déterminée par des indicateurs quantitatifs. Ces indicateurs permettent d’évaluer la rentabilité financière et économique de l’entreprise
  • L’intéressement aux performances de l’entreprise : la prime est alors déterminée par des critères qualitatifs. On prendra alors en compte le degré d’atteinte des objectifs, la qualité, l’efficacité ou encore l’amélioration de la productivité.
     

L’accord d’intéressement pour motiver vos salariés et améliorer la productivité 

Un accord d’intéressement peut vous aider à motiver et fidéliser vos salariés. L’intéressement est un dispositif facultatif de primes qui vise à mobiliser les équipes afin d’améliorer les performances et les résultats de l’entreprise. 

À la différence de la participation qui est dédiée au partage des bénéfices, l’intéressement se concentre sur les performances réalisées et peut s’appuyer sur un éventail de critères plus large et plus original. Ces critères peuvent être financiers, extra-financiers ou une combinaison des deux.

Pour être recevable, un accord d’intéressement doit respecter des règles. Les critères d’attribution de l’intéressement doivent être facilement compréhensibles et mesurables, proches de l’activité des salariés et répondant à la stratégie de l’entreprise. Le détail de chaque formule de calcul doit permettre aux salariés et au chef d’entreprise d’apprécier, chaque année, le suivi de chaque critère. 

L’intéressement doit conserver un caractère aléatoire : il ne peut pas y avoir de versement si l’objectif déclenchant n’est pas atteint, peu importe les circonstances. Faute de quoi, la prime serait considérée comme un supplément de salaire ordinaire et soumise à cotisations et impôts.

L’accord d’intéressement pour améliorer la productivité 

L’intéressement peut servir à motiver :

  • face aux coûts cachés : par exemple pour limiter la surconsommation de matières premières ou l’usage non conforme de machines ou de produits ;
  • face aux sur-temps : par exemple pour éliminer toutes les tâches effectuées en doublon, ou supprimer les tâches non-indispensables.

L’accord d’intéressement peut servir à encourager l’adhésion à de nouveaux processus de fonctionnement jugés plus efficaces et à encourager les salariés à se montrer originaux en proposant des formulations d’objectifs.

Satisfaire davantage vos clients via l’intéressement 

Le calcul de l’intéressement peut être corrélé :

  • aux résultats d’une enquête annuelle auprès de la clientèle ; 
  • à la baisse des réclamations clients et des contentieux ; 
  • au temps de traitement des dossiers S.A.V. ;
  • au temps de réponse aux appels téléphoniques ou à la réactivité des réponses pars emails, etc.
     

Protéger vos collaborateurs  

Pour ne pas induire d’éventuels effets de sous-déclaration, les critères d’intéressement liés à la sécurité et à la santé doivent éviter de s’appuyer sur le nombre d’accidents constatés mais plutôt cibler les actions préventives, telles que :

  • le nombre de contrôles effectués sur les équipements de sécurité et les infrastructures ;
  • le nombre d’exercices de sécurité effectués ;
  • le nombre d’heures de formation à la prévention des risques ;
  • le nombre de stages aux gestes de premiers secours suivis, etc.
     

S’engager sur les sujets environnementaux : critère d’intéressement en vogue 

Il s’agit aujourd’hui d’une thématique fortement mobilisatrice au sein des entreprises et qui fédère les salariés par conviction. Une part du calcul des primes d’intéressement peut s’attacher :

  • à la baisse de l’empreinte carbone de l’activité ;
  • au volume de déchets recyclables triés ;
  • au nombre de trajets effectués en co-voiturage ;
  • à la baisse de consommation d’eau ou d’électricité, etc.
     

Booster vos actions commerciales par le biais de l’intéressement

L’efficacité en matière de prospection et de fidélisation peut aussi rentrer en compte dans le calcul de l’intéressement :

  • nombre de leads (pistes commerciales) générés ;
  • nombre de nouveaux prospects ;
  • nombre de nouveaux clients ;
  • fidélisation de vos clients ;
  • augmentation du panier moyen, etc.

La créativité en matière de calcul de l’intéressement est bienvenue, tant que l’on s’en tient à des variables mesurables de façon simple et objective pour en assurer la sécurité juridique. 

À éviter : les thématiques éloignées de la réalité opérationnelle, ainsi que les formules intégrant trop de conditions d’exclusion. L’objectif est de créer un esprit d’équipe, il n’est pas seulement d’établir un contrat. 

Afin de renforcer l’adhésion des salariés, plus il y a de communication en amont et en cours du dispositif, mieux c’est. L’intéressement est un outil de management à part entière, alors lancez-vous !


Pour en savoir plus, découvrez notre guide sur l'intéressement :

                                          Guide Intéressement